Les rues ici sont immenses : les numéros dépassent couramment les 10 000 ! pourtant, chaque maison est différente, tout en bois et, évidemment, accompagnée de son immense voiture. Une smart et une coccinelle se sont tout de même perdues entre ces breaks et autres limousines!
Les enfants s’habituent à ma présence. Je participe activement à toutes les leçons pendant lesquelles Jamie fait souvent appel à moi pour la correction du français. Elle n’a elle-même pas suivi de formation spécifique depuis la fin de son école élémentaire d’immersion. Elle est donc très avide de s’améliorer et me demande sans cesse de corriger ces erreurs a l'oral (les plus fréquentes sont celle de genres). D’ailleurs, j’apprends que les écoles en français ont beaucoup de difficultés à trouver des enseignants compétents. Il faudra que je me renseigne pour postuler !
Le leçon de math du jour : découverte de la multiplication : comment savoir combien une fanfare de 6 rangées de 5 personnes contient de participants ? ‘ben il suffit de faire 5*6 m’dame ! Facile’… Bon, on va peut-être revoir nos objectifs à la hausse ! Les niveaux sont très hétérogènes : dans la même classe on a un élève qui nous fait 64*64 sans problème (véridique !!) et un élève qui peine à comprendre 1*10 . En fait, les élèves d’origines asiatiques ont très souvent des cours privés après l’école, alors que les autres s’adonnent aux sports locaux : soccer et hockey !
Cette après-midi, nous avons découvert l’Europe puis la France (paris et sa tour eiffel) et l’Alsace : ses châteaux, ses belles maisons à colombages, sa faune (merci le C.G. avec ses magnifiques posters), sa gastronomie et son parlement européen. Par groupe, les enfants ont crée des affiches port-folio sur la région en pêchant des images dans tous les documents que j’avais laborieusement trimbalé jusque là : Haut-Koenigsbourg et colombages ont beaucoup de succès (surtout les toits et les géraniums).
Les ressemblances avec le Canada ont aussi émergé : lynx, castor et hamster font partis du folklore local. Une autre classe travaille d’ailleurs sur le saumon, mais celui du pacifique ! Les garçons ont été ravis de découvrir les hockeyeurs de la patinoire de strasbourg. Mais tram, TGV et costume folklorique attirent moins l’attention.
Bon, j’ai ainsi pu déjà travailler une compétence : la connaissance d’autres cultures. On rebondira sur cette approche pour « élaborer » bientôt un autre aspect : le patrimoine et la culture locale, of course !
A 15 heures on décolle avec Chris pour voir du pays ! Il nous faudra presque une heure pour seulement se rapprocher de Vancouver : les distances sont effroyablement longues ! On découvre d’abord le campus universitaire international de Vancouver : 47 000 étudiants. Une véritable petite agglomération avec son organisation propre.
Un petit tour à la plage pour admirer la beauté surnaturelle de Vancouver by night : on croirait un décor de science fiction avec ses gratte-ciel éclairés se reflétant dans la mer ou stationnent quelques gigantesques navires de pêches et bordant un massif montagneux baigné de nuages…
Dommage que la photo ne donne rien ! C’est étonnant cette métropole (nous n’avons toujours pas vu la « campagne ») qui pourtant est parsemée de forêts vierges et de réserves naturelles. Chris nous explique que Vancouver se situe en fait à l’embouchure du fleuve Fraser : Richmond, l’aéroport (sur see island) et la presqu’ile où se situe l’université résultent de l’accumulation du dépôt de limon. C’est un plat pays très humide, d’autant plus situé au pied d’un massif montagneux qui stoppe les masses nuageuses du pacifique. Donc, il pleut beaucoup. On avait remarqué !
Cela ne nous empêche pas de visiter Granville Island : villégiature d’artisans et artistes située sous le pont reliant Vancouver. Malgré la situation en contre bas le spectacle est époustouflant !
C’est aussi l’occasion de visiter un marché couvert extraordinaire par les produits qu’on y trouve : entre autre celui d’un expatrié français à l’étal riche en fromages, charcuteries et choucroute !! et, une véritable baguette française au levain, certes à 2,60 dollars (environ 1,8 € !) mais quand il s’agit d’éviter le pain de mie habituel, on ne compte pas.
Il est encore tôt pour nous français mais ici il est l’heure de dîner : 18h. On se laisse tenter par un sympathique resto asiatique comme il semble y en avoir foison dans le pays. Je me régale d’une soupe Miso (si difficile à trouver en France) et d’épinards au sésame.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire